PREPARATION DES RUCHES POUR L’HIVER

(actualisé le )

Le contrôle du poids des ruches à l’automne est indispensable.
Basez-vous sur le poids de la plus lourde, ou de l’expérience des collègues exerçant dans la même zone, pour définir le poids idéal.

Dans la région du grand Sud-Ouest, on considère qu’une ruche complète pesant entre 33 et 35 kg passera bien l’hiver.

Bien entendu, cela peut être beaucoup plus, notamment en altitude.
On trouve maintenant chez les fournisseurs de matériel apicole différentes feuilles isolantes recouvertes d’aluminium.
Un substitut de pollen peut être nécessaire si les réserves manquent.
Les colonies passent un meilleur hiver en étant plutôt confinées dans leur habitat…

N’hésitez donc pas à regrouper les colonies les plus faibles. Ou bien, une autre possibilité consiste à « resserrer » la colonie sur un minimum de cadres afin que les abeilles ne dépensent pas d’énergie à réchauffer un trop gros volume.

Vous pouvez le faire avec une plaque de contre-plaqué ou avec une partition isolante recouverte d’une feuille d’aluminium.Puis, inclinez légèrement les ruches vers l’avant afin que la condensation s’écoule.

Enfin, il y a la réduction de l’entrée de la ruche.

Plus que des courants d’air, c’est surtout des rongeurs que l’on veut protéger les abeilles en période de froid.
Pendant l’hiver, la colonie consommera entre 8 et 15 kg de miel operculés, selon la région et la race d’abeille.
Comptez qu’un cadre Langstroth bien rempli en contient environ 2,5 kg, et un cadre Dadant plutôt 3 kg. En cas de manque de réserves, il est conseillé de compléter le poids en distribuant un pain de sucre candi (voir fiche Abeilles et Fleurs n° 714, mars 2010 ).

C’est ici plus adapté que du sirop, qui contraint les abeilles à éliminer un excès d’eau (au moins 25 %).
Loin d’être un détail, l’isolation au niveau du toit est aussi très importante

L’astuce consiste à intercaler un morceau d’isolant de charpentier entre la toiture et le couvre-cadres.

A partir de 13 °C de température extérieure, les abeilles forment une grappe, laissant aux rongeurs l’espace de s’installer dans un coin et d’y grignoter de la cire et du miel. 

Subissant une perturbation et des vibrations, la colonie consomme alors elle aussi plus de réserves… et la pénurie guette !